top of page

Cultiver la présence envers soi

À l’arrivée de la pandémie, une expression toute simple s’est rapidement popularisée. En apparence sympathique et soulageant, le fameux « Ça va bien aller » est un bon exemple pour illustrer comment la positivité peut parfois avoir des effets potentiellement nocifs. Certes, la positivité est pertinente pour raviver l’espoir dans les moments difficiles. Par contre, nous avons pu constater que de se faire rappeler quotidiennement « ça va bien aller » peut venir invalider la tonne de sentiments négatifs que nous ressentons et qui, pourtant, est entièrement légitime dans le contexte que nous vivons.


En fait, l’intention derrière une pensée positive peut être remplie de bienveillance sans tout autant avoir un effet positif. Voilà pourquoi : une affirmation exclusivement positive peut bloquer d’emblée une exploration saine des émotions. De ce fait, une émotion non reconnue ne disparait pas pour autant, elle peut prendre vie sous une autre forme pour tenter de venir à notre conscience.

Évidemment, l’invitation n’est pas de cesser de s’offrir des petits mots d’encouragements positifs, mais plutôt de tenter de nouveaux dialogues avec soi-même. Ceux-ci s’inséreront dans une perceptive d’autocompassion, une voie vers la reconnaissance de son propre vécu comme il se présente. Il est ainsi important de se rappeler qu’il peut être parfois plus pertinent d’être dans la nuance des émotions plutôt qu’exclusivement dans la positivité.


S'ouvrir à toute l'expérience


Chaque humain rencontrera des difficultés tout au long de sa vie. Cette affirmation peut être perçue comme réconfortante pour certain.e parce que nous prenons conscience que nous ne sommes pas seul.es à vivre des inconforts. De même qu’il peut être confrontant de réaliser que les difficultés font partie intégrante de la vie. À la suite de ce constat, l’invitation ici est de cultiver un état d’esprit ouvert et compréhensif face à ce que nous vivons. Cette vision se construit en incluant toute l’expérience humaine qui n’exclut pas la souffrance.


Lorsque nous tentons de lutter contre l’inconfort, les émotions négatives semblent s’accrocher à nous et prendre tout l’espace. De l’autre côté, les émotions positives nous glissent entre les doigts parce que nous ne les vivons pas pleinement. La proposition est de percevoir la souffrance comme une blessure qui a besoin d’attention bienveillante pour guérir, tout comme on prend soin d’un enfant malade ou d’une jambe cassée.


Quelques pistes d'exploration


Nous vous invitons à explorer la question suivante : comment réagissez-vous aux événements ? Si vous en avez envie, nous vous proposons d’essayer l’utilisation de termes capables de refléter une empathie saine, soit une forme de positivité nuancée qui permet de s’ouvrir entièrement aux expériences que nous vivons en reconnaissant ce qui est difficile. En faisant cette exploration, vous découvrirez peut-être de nouvelles facettes de vous-même...

Tableau adapté de : https://tapage-front.mylittleparis.com/self-care/self-care-talk-cest-quoi-la-positivite-toxique

67 vues0 commentaire

Comments


bottom of page