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Inviter le lâcher prise sur ce qui ne me sert plus ...

Le lâcher prise, un acte d'autosoin à explorer


Peut-être que le relâchement a été apaisant ou peut-être avez-vous eu de la difficulté à relâcher ou même n’avoir rien ressenti. Toutes les réponses sont bonnes et valides.

En fait, le concept de lâcher prise est semblable, mais la relâche se fait davantage au niveau mental.Évidemment dans l’exemple, nous savons précisément où est l’emprise, car nous l’avons déclenché volontairement. Pourtant, même dans le cas d’un tracas vécu au niveau des idées, il est inévitablement vécu aussi dans le corps. Des tensions y sont liées, mais nous n’en avons souvent pas conscience, car notre esprit ne voit que la préoccupation mentale. L’esprit peut s’accrocher fort à l’inquiétude pour toutes sortes de raison.


Prendre de la distance avec nos préoccupations n’est pas nécessairement un apprentissage qui a fait partie de notre développement, donc il est normal de ne pas avoir accès à des moyens pour trouver cette distance saine qui nous permet de voir plus clair une situation. Au cours de notre vie, nous avons développé des mécanismes qui nous ont aidé à gérer des situations difficiles, cependant ces mécanismes ne sont pas toujours les aidants et adaptés. Le lâcher prise peut paraitre peu intuitif, car il peut donner l’impression que nous perdons le contrôle lorsqu’on se relâche ou même qu’on abandonne le sujet. Pourtant, lorsque nous arrivons à « lâcher prise » sur un sujet, des effets bénéfiques peuvent être ressentis.


Explorer plus profondément ce sujet


Nous allons décortiquer un peu ce thème très populaire et peut-être même un peu dénaturé considérant sa surutilisation. Une façon différente de concevoir le lâcher prise pourrait être de le considérer comme une vision de la vie, c’est-à-dire, de nourrir le courage d’accepter ce sur quoi nous n’avons pas de pouvoir. Ceci veut dire que nous ne sommes plus en lutte avec des évènements du passé ou des comportements d’autrui par exemple. En tentant de moins nourrir la résistance sur un sujet, on se retrouve plus disponible à se positionner sur ce qui est le plus aidant face à cette situation qui nous amène beaucoup de tensions. La consigne de relâcher est très simple, mais difficile à appliquer. Ainsi, le but n’est pas d’attendre un relâchement complet, mais simplement de nourrir l’intention :

relâcher comme je peux.


Mais par où devrais-je commencer ?

Prenons par exemple, la présence envahissante de pensées à la suite d’un désaccord avec l’aidé.e.


La première étape à faire face à une situation qui ne dépend pas de nous est de se poser la question : Est-ce que je suis en résistance face à cette émotion ou situation passée ?


Après avoir pris conscience qu’il y a de la résistance face à une situation insatisfaisante, il est intéressant de se poser la question suivante : Est-ce que cet acharnement/lutte m’aide à me rapprocher de ce que je veux devenir ou aide la personne qui souffre ?

Ce concept peut être illustré en imaginant une personne prise dans les sables mouvant, le réflexe de la personne serait de se débattre pour avoir l’impression qu’elle est en contrôle, pourtant elle ne fait que s’enfoncer davantage. Si on invite le lâcher prise, alors on tente de cesser pendant un instant le combat. On peut décider d’essayer d’investir notre énergie dans d’autres activités de notre vie.


Lorsque nous sommes relâché.es, nous voyons plus clairement et pouvons augmenter la qualité de la réponse à cette question : Qu’est-ce que je peux faire pour changer la situation, l'améliorer ou pour m'en dégager? On se concentre sur une chose à la fois pour bien l'accomplir.


Dans l’exemple présenté, on pourrait décider de laisser tomber notre attente de convaincre l’autre considérant que nous n’avons pas de pouvoir sur ses perceptions et que le sujet sur lequel il y a un désaccord ne vaut pas cet acharnement. Il est important de se concentrer sur LA chose que nous pouvons faire et non sur toutes les possibilités, car nous risquons de perdre beaucoup d'énergie. Ainsi nous sommes appelés à ne pas céder à cette tendance d’agir vite pour nous soulager rapidement. Agir rapidement peut être réellement nécessaire dans quelques situations, mais il est loin d’être essentiel dans la majorité des cas, c’est pourquoi il est important de discerner lorsqu’il est possible de relâcher la tension. Lorsque nous agissons par réaction alors nous ne voyons pas vraiment clair et dépensons une somme d’énergie incroyable à tenter plusieurs choses en même temps.


Comment faciliter le lâcher prise lorsque c'est difficile


Il peut être intéressant d’investir notre énergie dans des activités significatives afin de prendre une pause de la situation insatisfaisante. On peut tenter d'explorer où se vit la contraction dans le corps : un pli de front, des épaules tendues, une mâchoire serrée. Lorsqu’on remarque cette tension on peut inviter un relâchement pour venir l'adoucir. Une autre façon pourrait être d'imaginer qu’on dépose la préoccupation dans un sac qu’on peut reprendre plus tard lorsque nous sommes plus disponible.



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