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La génération « sandwich » et son lot de défis

Si les femmes sont majoritairement plus nombreuses à prendre le rôle de proches aidantes, l’écart devient encore plus important en ce qui concerne les femmes en emploi. En effet, au Québec, 32,8% des femmes proches aidantes sont en emploi tandis que la proportion est de 20,6% chez les hommes. On parle ainsi d’un écart non-négligeable de 12%.[1] Les proches aidantes sont ainsi beaucoup plus nombreuses à faire l’expérience du « deuxième shift », soit d’endosser les vastes responsabilités de la proche aidance, en plus de celles de leur emploi professionnel et, dans bien des cas, celles de leur rôle de mère.

Évidemment, des telles situations peuvent être vécues différemment par les proches aidantes. Mais quels facteurs peuvent aider au maintien d’un équilibre sain ? Quelles réalités peuvent alourdir la situation ? Une étude et réalisée par Mélanie Gagnon et Catherine Beaudry, respectivement professeure en relations industrielles et en gestion des ressources humaines à l’Université du Québec à Rimouski, cherche à comprendre l’expérience et les besoins des aidantes à l’emploi.[2] Menée auprès de 42 proches aidantes concernées par cette situation, les chercheuses ont pu déceler quatre profils d’aidantes qui éclairent certains facteurs aidants ou nuisibles. [3]


Une responsabilité collective


On comprend donc qu’une même personne peut facilement changer de profil et qu’une foule de facteurs externes peuvent aider à atténuer les conséquences négatives et parfois même discriminatoires que peut encourir la proche aidance chez les femmes en emploi. À cet égard, l’instauration de politiques adaptées à la proche aidance dans les milieux de travail nous paraît un point clé.







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