Les pensées et l'anxiété

Dernière mise à jour : 20 mai

Modes de pensée contre-productifs

Dans une situation où la menace n’est pas réelle, ce sont les pensées qui déclenchent la présence de la peur. Conséquemment, cette émotion difficile à gérer risque d’être nourrie par des scénarios tirés de notre imagination. L’intention du cerveau est bienveillante. En effet, il aimerait pouvoir anticiper toutes les possibilités afin d’être prêt à affronter toutes les éventualités, mais celles-ci sont cependant impossibles à contrôler. Conséquemment, nous risquons de souffrir davantage de toutes les situations imaginées que de la situation réelle.


Dans cette idée, certains facteurs alimentent ces pensées d’anticipation ; on les appelle des modes de pensée contre-productifs. Nous pouvons imaginer que chaque mode de pensée est une paire de lunettes ou un filtre de la réalité que nous mettons pour évaluer une situation. Ces filtres déforment la réalité, car ils viennent nourrir des perceptions erronées. Le cerveau prend une lunette afin d’éviter de reproduire une situation blessante qu’il a pu vivre dans le passé. Il ne comprend pourtant pas que cette lunette ne nous protège pas nécessairement. Nous vous invitons donc à vous questionner si vous mettez une de ces lunettes présentées lors d’une situation où vous sentez l’anxiété se présenter en vous. Des suggestions face à chaque mode de pensée contre-productifs sont proposées, afin d’atténuer la déformation de la réalité.


4 questions utiles à se poser lorsqu'une pensée difficile se présente


Les pensées jouent un rôle très important sur l’amplification des symptômes physiologiques liés à l'anxiété. Katie Byron, auteure et conférencière américaine, proposent 4 questions à se poser lorsqu’une pensée difficile se présente. L’idée est d’investiguer cette pensée afin de la désamorcer, en vue qu’elle perde graduellement de son pouvoir sur nous. Le but n’est pas d’enrayer la pensée, car en y résistant, on lui accorde simplement plus de pouvoir. Ainsi, on cherche à s’intéresser à elle, à l’explorer en reconnaissant ce qu’elle est fondamentalement : une pensée, rien de plus. De ce fait, ce moyen est proactif et est le contraire de l’évitement.

Voici les 4 questions d’investigation d’une pensée :


Évaluez comment vos sensations ont changé. Vous pouvez refaire l’exercice autant de fois que vous le désirez. Il est possible qu’une pensée persiste même si vous comprenez qu’elle n’est pas rationnelle : il n’est pas nécessaire de se juger, vous apprenez à vous connaitre.

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