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Qu'est-ce que l'usure de compassion?


Pour introduire le sujet de l’usure de compassion, il est essentiel de comprendre ce qu’est la compassion. On parle de compassion lorsqu’on a la capacité de partager et de comprendre les souffrances qu’une personne devant nous vit ou qu’elle nous communique. C’est grâce à cette compassion que nous sommes en mesure d’aider notre proche dans notre quotidien. Si nous n’éprouvions pas ce sentiment, nous ne pourrions pas nous mettre dans les chaussures de notre proche, ni nous imaginer vivre ce qu’il vit et encore moins être en mesure de l’aider dans son quotidien!


Cependant, cela peut prendre une tournure négative sur notre santé mentale ou physique lorsque nous dépassons les limites de notre compassion. Cette limite est souvent atteinte lorsque nous ne regardons plus nos propres besoins et que ce sont plutôt les besoins de l’autre qui prennent le dessus. Un peu comme si nous habitions le même corps que la personne aidée, alors que nous avons aussi des besoins qui s’accumulent entre temps et qui restent non comblés.


On utilise le terme « usure » de compassion au lieu de « fatigue » de compassion dans le monde de la proche aidance, car il est bien facile de s’imaginer à quel point on peut surutiliser notre compassion lorsqu’on voit notre proche se sentir moins bien, que ce soit dû à la vieillesse ou à une maladie. Il est alors fréquent de dépasser les limites de notre compassion dans cette situation, puisque c’est souvent quelqu’un à qui l’on tient énormément et que les raisons pour lesquelles on choisit de continuer de l’aider se renforcissent souvent avec le temps, ou encore, elles se multiplient.


Il est donc très important de rester à l’écoute de cette compassion qui peut facilement se changer en usure de compassion lorsque la proche aidance nous amène à diriger notre entière compassion vers l’autre, en laissant de côté nos propres besoins.


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